Militante avérée des droits de l’homme au sein de la commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL) Eva Etoungue Mayer est passionnée par son travail0

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Chef de Division depuis 2006, Eva Etongue Mayer a rang de Directeur de l’administration centrale, le poste technique le plus élevé à la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL). Elle impulse, supervise, coordonne et évalue toutes les activités de ses nombreux collaborateurs. Elle a par ailleurs été, entre 2006 et 2012, Coordonnatrice du Projet Droits humains PNUD/CNDHL. C’est de ce projet qu’est né le Programme national d’éducation aux droits de l’homme et le Plan d’action national de promotion et de protection des droits de l’homme. On lui doit aussi plusieurs initiatives telles que le Réseau camerounais des organisations des droits de l’homme (RECODH) et le Réseau des journalistes amis des droits de l’homme (REJADH).

Le combat pour les droits de l’homme est permanent. « Aucune société n’atteindra jamais le degré zéro de violation des droits de l’homme. Nous ne vivrons jamais dans un paradis terrestre tel que l’ont vécu Adam et Eve. Le mal est parmi nous, les droits de l’homme ne cesseront pas d’être violés », une réalité que nous dévoile l’experte. Elle préconise de mettre à la portée des citoyens des connaissances requises en matière de droits de l’homme afin d’assumer en toute responsabilité, les conséquences des violations pour lesquelles ils seraient reconnus responsables. Il serait donc urgent d’appliquer le Programme national d’éducation aux droits de l’homme et le Plan d’action national de promotion et de protection des droits de l’homme initiés par la CNDHL. Ainsi on aboutira à des procès équitables, à une vulgarisation des droits des détenus, du droit à la propriété foncière, du droit à la sécurité sociale et de la lutte contre la torture entre autres.

L’entourage d’Eva reconnait en elle sa sensiblerie et sa capacité à changer les situations. Des atouts qui aident la jeune femme à mener à bien ses lourdes responsabilités. Elle pense d’ailleurs que : « Mieux que les hommes, les femmes ont toujours quelque chose à prouver. Celles qui en prennent conscience, font naturellement bien leur travail ».